Tableau de Paulin Guérin,
musée de Cholet. |
Chef vendéen. Lieutenant
de vaisseau, il servit pendant la guerre d'Indépendance
américaine, démissionna en 1789 et émigra à Coblence
en 1792.
Bientôt rentré en France, il se retira dans ses
terres de Machecoul.
Quand éclata la guerre de Vendée, en 1793, les paysans
révoltés contre la République le réclamèrent pour
chef.
Charette se joignit à Cathelineau, fut de la plupart
des combats menés par l'Armée catholique et royale,
et se retira, avec ses hommes, après la discussion
qui sépara les chefs vendéens (septembre 1793).
Il devint bientôt le chef de la Basse-Vendée, poursuivit
la guérilla après le désastre de Savenay (décembre
1793), s'emparant notamment du camp républicain
de Saint-Christophe, prés de Challans.
Le 17 février 1795, Charette signa à La Jaunaie,
prés de un traité de pacification avec les envoyés
de la Convention, mais il reprit les armes au mois
de juillet pour appuyer le débarquement des émigrés
à Quiberon.
Nommé lieutenant général par le comte d'Artois débarqué
à l'île d'Yeu, il lui demanda en vain de se mettre
à la tête de l'armée royale.
Charette refusa ensuite de se rallier aux Orléans
et, traqué par Hoche dans les marais, vaincu à Quiberon,
il fut blessé, capturé et fusillé. |