Histoire de la Presqu'île de Quiberon
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1860-1930
importation de glace norvégienne
1889-1930 l'escadre à Quiberon
1863-1968 Construction de Port Haliguen
1899 Retour de Dreyfus de l'Ile du Diable-
1900 Edification de la statue de Hoche
Hôtes célèbres du 20ème : Anatole
Le Braz, Anatole France......
1911 Naufrage du Carl Bech
1913-1914 Le terrain d'aviation
1919 Naufrage de "la France"
1926 Phare des birvideaux
1940 occupation
1945-1977
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Préhistoire
Les celtes
Les romains et les gaulois
Le moyen âge |
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1746 Le sac de la presqu'île
1759 La bataille des Cardinaux
1777 La Motte Piquet reconnait Les Etats Unis comme
état indépendant
1795 L'affaire de Quiberon
1844-46-47Chapelle de Lotivy, le "Monte christo",
Flaubert
Saint Pierre devient commune indépendante
Fin du 19ème : visiteurs célèbres
et construction du chemin de fer |
L'affaire Dreyfus
Le 30 juin 1899, une petite unité de
la Marine Nationale, le "SFAX", jette l'ancre au large
de Port Haliguen par une nuit de tempête.
A 2h15 du matin le 1er juillet, débarque le Capitaine
Dreyfus, de retour de l'Ile du Diable en Guyane où il
purgeait une condamnation à perpétuité. La Cour de Cassation
venait de décider le renvoi du Capitaine Dreyfus devant
une nouvelle juridiction à cause des réactions
de l'opinion publique déchirée en deux camps et des écrits
d'Emile Zola (entre autre le célèbre article "J'accuse
").
Sur le quai de Port Haliguen un Capitaine de Gendarmerie
attend avec deux gendarmes et des militaires. Le Capitaine
Dreyfus dégradé, passera entre deux haies de soldats qui
lui tournent le dos pour n'avoir pas à lui rendre les
honneurs. Il lui faudra attendre jusqu'en 1906 pour que
son innocence soit reconnue, proclamée et le vrai coupable
(Esterhazy) dénoncé.
Le 17 juillet 1932, une plaque commémorative sera apposée
sur le quai de Port Haliguen (Quai des Sinagots) par la
Ligue des Droits de l'Homme et du Citoyen "Ici est
débarqué le Capitaine Dreyfus à son retour de l'Ile du
Diable le 1er juillet 1899".
Cette plaque est toujours en place.
Plus
sur l'affaire Dreyfus et le texte "j'accuse"
de E.Zola
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Statue
de Hoche
Envisagée
depuis le 26 juin 1869 l'inauguration de la statue
de Hoche sera repoussée jusqu'au dimanche 20 juillet
1902. Dès le 1er juin, la Municipalité donne le nom
de Hoche à la place où s'élève le monument. Une note
discordante à propos de l'érection de cette statue,
une lettre du Marquis de Roys, petit-fils de Hoche,
datée du 18 juillet,donne les raisons pour lesquelles
l'unique héritier du Général n'assistera pas aux cérémonies
de Quiberon:
"L'érection de la statue du Général Hoche à Quiberon
est une mauvaise action, un défi et une arme de combat...
Personne du Comité de Quiberon n'a tenté une démarche
vis-à-vis de moi. On a eu raison. Si ma santé, chancelante
depuis plusieurs années, me l'eut permis, je me serais
rendu en Bretagne dans ces jours-ci, et pendant que
des individualités sans mandats auraient péroré, j'aurais
demandé des prières dans l'église de Quiberon où j'aurais
cherché refuge".
Le monument a été édifié à l'initiative des Bleus
de Bretagne et des villes de Quiberon et de Lorient
grâce à une souscription nationale. Le dimanche 20
juillet 1902 à onze heures, le train ministériel entre
en gare. En descendent, Monsieur Camille Pelletan
Ministre de la Marine, des amiraux, Bienaimé, Marquer
et Leygues, des Généraux, Grisot, Bertin et Reverard,
M. Guieysse, député, le Préfet du Morbihan, le Sous-Préfet
de Lorient, M. Nail, Maire de Lorient. M. Chanard,
Maire de Quiberon, leur souhaite la bienvenue. Le
cortège se dirige vers la place Hoche et prend place
sur l'estrade prévue à cet effet. Le voile qui recouvre
le monument tombe. Les applaudissements crépitent
au son de la musique militaire.
C'est lors de la restauration de cette statue après
un attentat à la bombe qui l'avait endommagée
que l'on s'est rendu compte que cette statue était
une oeuvre maitresse d'un sculpteur important du 19ème
siècle Aimée Jules Dalou
Plus
de détails sur ce sculpteur
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Durant l'été 1900, l'écrivain breton
Anatole Le Braz vient grossir les rangs des "duchentils"
(c'est ainsi que les quiberonnais appellent les étrangers
en vacances). Il raconte cette visite dans ses "Navigations
Morbihannaises". (" An dujentil" = les gentilhommes)
En 1903, Maxime Maufra, artiste peintre, ami de Gauguin,
s'installe à Kerhostin dans une chaumière. Peu après il
acquiert un grand morceau de terre, ancien retranchement
avancé du Fort Penthièvre où il plante des arbres
en plein vent. Ces grands pins forment ce que l'on appelle
actuellement "le bois Maufra". Sur les six cents toiles
constituant son oeuvre, Beaucoup de ses toiles (600 environ)
ont été réalisées à Portivy. On peut en admirer dans une
dizaine de musées de France... La tombe de Maxime Maufra
se trouve dans le cimetière de St-Pierre Quiberon.
"Août 1905, Séjourne à l'hôtel "Penthièvre
et Plage" un visiteur célèbre : M.
Anatole France, de l'Académie Française. Pendant quatre
étés les habitants s'habitueront à sa haute silhouette
vêtue d'un macfarlan à pélerine et coiffée
d'un grand feutre gris clair. A ses côtés, son amie, Madame
Arman de CAILLAVET, que tout Paris appelle l'Egerie du
Maître... souvent accompagnés , par un étrange
personnage qui se promène derrière eux : le mari,
Monsieur Arman de CAILLAVET...". C'est de ces séjours
à Quiberon qu''Anatole France a tiré le
décor "armoricain" qu'il a donné à "L'île des Pingouins",
l'un de ses romans satiriques . A. France écrivait
à bord du bateau de M. Caillavet à l'ancre
dans le port de Port Haliguen
En 1919, le "père Caillavet" comme on l'appelait à
Quiberon, meurt dans une quasi-misère. "Sa tombe est au
cimetière de Quiberon, contre le mur central, une tombe
frondeuse, parmi le troupeau pieux des croix qui l'entourent:
rien qu'un bloc de granit brut rongé par la mer, arraché
à la Côte Sauvage, un nom est gravé sur le roc: Arman
de Caillavet, et, jetée sur ce roc, au bout de sa chaîne,
une ancre de marine, comme un regret, comme une espérance..."
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1900-1912,
un filateur de Cholet, Monsieur Turpault, fait édifier
à la pointe de Beg er Lann un etrange manoir anglo-médiéval,
le "Château Turpault".
21 décembre 1911.
Naufrage d'un trois mâts norvégien, le "Carl-Bech" sur
les rochers de la pointe de Beg-er-Vil (le site de La
Vigie probablement) au cours d'une épouvantable tempête.
(site à voir
www.archeosousmarine.net/carlbech.html)
Le
patron Le Port ne put mettre le canot de sauvetage à
la mer tellement les vagues étaient énormes, cela aurait
été une mort certaine pour tout l'équipage.
Sur la pointe de Goulvars, une bonne centaine de Quiberonnais
voyait l'équipage faire des appels désespérés. Certaines
femmes pleuraient, d'autres agenouillées priaient. Hélas,
personne ne pouvait rien faire pour les secourir.
Le lendemain la mer rendait
une douzaine de cadavres (sur les 16 membres de l'équipage)
dont deux frères et le Capitaine, botté et enroulé dans
le pavillon norvégien. Les 7 corps retrouvés sur
la presqu'île furent exposés à l'école des Soeurs
(actuellement le Gougne) où la population vient se recueillir.
Ils seront inhumés au cimetière de Quiberon à côté de
l'ancien reliquaire.
Eté 1913,
sur la Côte Sauvage à Port Bara, tournage en
extérieurs du film "La Glu" tiré d'un roman de Jean
Richepin. Mistinguett en est l'une des vedettes.
Le 13 avril
1913, sur la grande plage, une fête aérienne est organisée.
Quiberon est en liesse. Un Caudron G4 évolue au-dessus
de la plage dont l'accès est interdit au public, car
les spectateur tentent de prendre en souvenir un petit
morceau de la toile des ailes.
1913-1914 Création du terrain
d'aviation
Le 3 août 1914, début de la Grande Guerre. Transformation
de l'école des filles en hôpital.
1917 A la suite de nombreux torpillages par les sous-marins
allemands autour de Quiberon, une plate forme d'aviation
est aménagée près de Port Haliguen (près
de l'emplacement de l'aérodrome actuel, à l'endroit
où se trouve la résidence Adal d'Arvor).
Une escadrille équipée d'avions Caudron et chargée de
la surveillance maritime côtière de Groix à Sarzeau
y est stationnée. Quiberon accueille alors beaucoup
de réfugiés.
carte de ces naufrages (1919)
Cliquez pour agrandir
27 mars 1918 Naufrage
du cargot à vapeur Thracia . Plus de détails
sur www.archeosousmarine.net/thracia.html
25 août 1922 par une paisible soirée
d'été alors que l'escadre est mouillée dans la Baie le
croiseur cuirassé "La France va coule derrière
le phare de la Teignouse Sa coque c'est déchirée
sur une "tête de roche " non signalée
sur les cartes. grace a une évacuation en bon ordre,
il n'y aura que 3 victimes. Plus de détails sur
le site
www.archeosousmarine.net/france.html
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De grandes villas se construisent, Quiberon
devient de plus en plus touristique:
Rue de Port Maria
1929, le
phare des Birvideaux est mis en service. La construction
de ce phare dont le fonctionnement est automatiquea débuté
en 1905. En se promenant sur la côte sauvage à
l'ouest de Kerné on peut l'apercevoir au large

La ronde, place Hoche
7 décembre 1930
Naufrage de "l'Artiglio" détails sur
le site www.archeosousmarine.net/artiglio.html
lors de l'érasement du vapeur américain,
le Florence-H, (coulé en 1917)
7 mai 1936,
Arrêté de classement parmi les sites et monuments historiques
de la Côte Sauvage sur les communes de Quiberon et St-Pierre-Quiberon.
La deuxième guerre
mondiale à Quiberon
Le samedi 22 juin 1940, les premières troupes ennemies
envahissent la Presqu'île. C'est le début d'une longue
occupation qui durera près de 5 ans.
Dès le 10 janvier 1941, la résistance commence à se développer.
Le 30 juillet 1941, "le rapport d'activité allemand" indique
que les centres principaux du mouvement gauliste sont
Quiberon, Vannes et Nantes.
Les 9 et 10 octobre 1941, les Allemands arrêtent, sans
raisons précises, trente-six Quiberonnais "connus pour
leur peu de sympathie à l'égard du régime nazi", ceci
est une mesure d'intimidation car tous seront relâchés
à la fin du mois.
Le 2 décembre 1941, un avion de la Royal Air Force est
abattu à proximité de Quiberon. L'équipage est composé
de trois très jeunes gens (le flight lieutenant J.R.Noble,
23 ans, l'officier de l'Armée de l'Air A.J.Dearden,
24 ans, le Sergent W.R.Furzey, mitrailleur, 21 ans) qui
seront inhumés dans le cimetière de Quiberon.Les trois
corps avaient été déposés
au Fort du Rohu par les soldats allemands. Les autorités
envisageaient de les enterrer au cimetière de Quiberon
avec les honneurs militaires mais dans la discretion sans
que la population civile en soit avisée. mais une
foule de Quiberonnais s'était massée dans
le cimetière afin de rendre un hommage silencieux
aux trois braves pilotes, victimes de leur devoir. Par
la suite, les trois tombes furent couvertes de fleurs
par des personnes anonymes. Plusieurs aviateurs alliés,
dont les avions ont été abattus par la DCA allemande,
seront inhumés à Quiberon et à St-Pierre ( Le Sergent
T.C.Hobben, 21 ans, l'aviateur A.Osstowski, polonais de
32 ans et un aviateur de la Royal Air Force inconnu).
Au début de l'année 1944, les alliés envisagent la possibilité
d'un débarquement dans la Baie de Quiberon, débarquement
de diversion. Eisenhower évoquera ce sujet dans son livre
"Croisades en Europe": "... Nous avions décidé de prendre
pied à Quiberon, petit port bien abrité au fond d'une
grande baie, qui nous donnerait les facilités pour débarquer
nos approvisionnements et notre matériel..." mais la Normandie
est plus proche des rivages anglais et le projet de débarquement
à Quiberon est devenu inutile par la réussite des actions
menées à bien en Normandie."
Le 19 mai 1944, un tribunal militaire spécial condamne
à mort 8 patriotes incarcérés au Fort Penthièvre. Ils
seront exécutés avant la fin du même mois. Ils sont le
début d'une longue liste de patriotes qui seront exécutés
dans le Fort Penthièvre. Allez visiter ce fort et vous
recueillir devant ce charnier où 59 patriotes ont été
torturés et exécutés dans des conditions abominables.
Le 14 juillet 1944, deux bateaux allemands transportant
des troupes sont mitraillés entre Belle-Ile et Quiberon.
Une vrai boucherie. Tous les véhicules de la Presqu'île
sont réquisitionnés pour transporter les morts et les
blessés. Ordre formel est donné à la population de fermer
les fenêtres et volets, de Port Maria jusqu'à la sortie
de Quiberon.
15 août 1944, la quasi-totalité de la Bretagne est libérée
mais il reste cependant des "poches" de résistance allemande
à Lorient, par exemple, et bien sûr à Quiberon. Cette
poche résistera pendant un peu plus de 9 mois. Le ravitaillement
devient de plus en plus déficitaire. Les offres de reddition
à l'occupant sont entreprises à plusieurs reprises, toutes
échoueront.
Le 2 janvier 1945, au cours d'une réunion à la
Feldgendarmerie de Quiberon, le Commandant de la Presqu'île,
le Capitaine Von Matzen, demande l'évacuation de
la population au maire Yves Riguidel et au Sénateur
Rio. Le lendemain, le conseil municipal affirme "que la
population de Quiberon revendique le droit de rester dans
ses foyers".
Le 17 mars 1945, il n'y a plus dans la Presqu'île ni électricité,
ni gaz, ni charbon. C'est l'exploitation du bois de Penthièvre
qui permettra à la population de subsister.
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Après le suicide
de Hitler, la capitulation des forces allemandes
à Reims, le 7 mai 1945, le Général commandant la
poche de Lorient entame lui aussi des pourparlers
de reddition.
Le 8 mai à 0h00, le cessez le feu est ordonné et
le 10 mai dans la matinée, Quiberon est enfin libérée.
<Défilé de la victoire des troupes
américaines à Quiberon
(lettre
de souvenir d'un soldat américain à
son fils en anglais pour l'instant) |
Le 16 mai, l'ouverture du charnier de Penthièvre est
effectuée. Dès le mois de juillet 1945, les estivants
arrivent et leur nombre augmente quotidiennement. Le
marché noir se généralise à la faveur des grandes
difficultés de ravitaillement.
Le 11 juillet 1948, un monument de granit surmonté d'une
croix de Lorraine est inauguré au Fort Penthièvre
à la mémoire des résistants qui y ont été
fusillés fusillés quatre ans auparavant.
Plus sur la poche de Lorient
(page du Télégramme écrite par
Michel Le Hébel)
Le 2 février 1955, le conseil
municipal décide la réalisation du projet de terrain
d'aviation à l'emplacement de la première
piste.
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En 1962, à
la suite d'une tempête qui à partiellement
détruit l'isthme ( la route s'est effondrée entre le fort
et le passage à niveau ) des travaux d'élargissement
et de consolidation sont entrepris.
Mi octobre 1964, ouverture
de la Maison de retraite de Quiberon
Thalassothérapie
Un projet de centre de cure marine
est étudié le 21 juillet 1957. Il est relancé par
le conseil municipal le 4 février 1961.
Le 15 décembre de cette même année, le champion
cycliste Louison Bobet est victime d'un grave accident.
Pendant sa rééducation il est soigné pendant 2 semaines
à l'institut de thalassothérapie de Roscoff.
Le 13 juillet 1962, la décision est prise d'édifier
un Centre de Thalassothérapie à la pointe de Goulvars,
Louison Bobet va en être le promoteur.
L'institut ouvre ses portes le 15 avril 1964 et
est inauguré officiellement le 11 mai 1964
. Le monde de la politique, des arts, du spectacle,
des lettres, se précipite alors à Quiberon.
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1974 : la Mairie de Quiberon
quitte l'ancien immeuble trop étroit et s'installe dans
l'Hôtel de France entièrement réaménagé
Création des armoiries de Quiberon
crédits : Extraits du "Guide " la presqu'île
de Quiberon" édition 1987
Pour en savoir plus