L'affaire de Quiberon : Forces Royalistes

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ex-libris de  Puisaye

Ex-libris de l'exemplaire des Mémoires ayant appartenu au Comte Joseph de Puisaye

Joseph de Puysaye

Comte Joseph de Puisaye
(1755-1827)
Mémoires de Joseph de Puisaye Mémoires du Comte éditées à Londres
Le comte Joseph de Puisaye, est né à Mortagne, dans le Perche en 1755. Elu de la noblesse du Perche à l'Assemblée Constituante, promu maréchal de camp en 1791, il devint en 1793, chef d'état-major de Wimpffen. Il commande en juin l'avant garde de l'armée insurrectionnelle et marche contre la Convention. Cette armée ayant été mise en déroute, il s'enfuit en Bretagne et reprend les plans insurrectionnels du Marquis de La Rouërie  .
Après la désastreuse retraite de l'armée York, les débris de la plupart des régiments émigrés se sont retrouvés en Angleterre qui elle n'a pas désarmé. Belgique, Pays-bas et Hanovre sont perdus ? Soit, on portera la guerre sur le sol Français ! En septembre 1794,
Puisaye se rend à Londres où il travaille sur un projet d'expédition sur les côtes de l'ouest pendant huit mois. II convainc finalement le ministre Pitt qui met à sa disposition navires, équipements, armes et argent. Quand aux hommes, pas de soldats Anglais, les émigrés  vont reprendre du service. Leurs unités ayant été sévèrement décimées, on va donc entreprendre de les réorganiser et d'en augmenter les effectifs.
Les volontaires émigrés, nobles ou roturiers, sont encore nombreux mais ne suffisent pas. De plus le temps presse, les Anglais ne seront peut-être pas aussi bien disposés très longtemps (l'opposition au projet est forte).

Le comte d'Hervilly lève son régiment en 1794. II est largement formé de réfugiés Toulonnais et des débris du Royal-Louis ayant fuis la ville (400 soldats). On ajoute à ces 7 ou 800 hommes environ un demi-millier de prisonniers Français. Marins de guerre ou de commerce, soldats extirpés des pontons Anglais un peu trop facilement. Leur comportement ira de la franche trahison au sacrifice suprême. En juin 1795, 80 officiers et 1238 soldats sont sur le pied de guerre.

Le regiment Du Dresnay (ou de Léon) est formé à Jersey en 1794 autour d'un fort noyau d'officiers de marine Bretons et de gentilshommes. La encore, pour étoffer, on recrute des prisonniers, si possible natifs de Bretagne. Dans l'ensemble, leur tenue au combat sera mauvaise. En juin, l'unité compte 600 hommes.

Rotalier (ou Royal Artillerie) regroupe de nombreux Toulonnais, des marins de commerce, des ex-officiers, des gentilshommes et quelques prisonniers. II rassemble 600 hommes et 10 canons. Cette unité se distinguera par sa discipline et sa cohésion. II est vrai que le comte de Rotalier sera le seul colonel à accompagner son régiment dans l'expédition. Les autres restant en Angleterre pour une sombre histoire d'ancienneté de commandement.

Hector (ou Marine Royale) compte 700 hommes, là encore, marins, officiers, Toulonnais et prisonniers.

Loyal-emigrant et ses 250 vétérans complètent le 1er échelon de l'armée d'invasion commandée par Puisaye et D' Hervilly.

On formera une petite unité de cavalerie, les hussards de Warren (63 hommes) ainsi nommés en l'honneur du commandant Anglais de la flotte, l'amiral Warren.

Un second corps est prévu sous les ordres du Comte de Sombreuil et se compose:
Du régiment de Rohan, ou plutôt d'une partie car son chef refusant de servir sous Sombreuil a rejoint l'Autriche avec beaucoup de ses soldats, reste donc 300 hommes.
Des "vieux briscards" des légions de Beon (250 hommes) et Damas (150) ainsi que des 150 rescapés du régiment de Salm.
Les 150 soldats du régiment d'infanterie légère de Périgord complètent cette maigre mais valeureuse troupe. (Périgord a été constitué en Hollande en 1794 mais n'a guère eu l'occasion de se battre. On y trouve surtout des gentilshommes émigrés.)

Eleonor Constant, Baron d'Amphernet
Eleonor Constant baron d'Amphernet,
photo Richard d'Amphernet ©
(collection privée)

Etabli à Quimperlé avant la Révolution, il n'émigre que très tard. Il rejoint le régiment du Dresnay, puis se retrouve à Jersey avec son cousin Antoine-Henry d'Amphernet, et le chevalier de Tinténiac pour préparer le débarquement à Quiberon. C'est lui qui a mobilisé plusieurs centaines de paysans pour les y emmener.

Vicomte de Pontbellanger
Antoine-Henry d'Amphernet
vicomte de Pontbellanger
photo Richard d'Amphernet ©
(collection privée)

Le Régiment d'Hector

Portrait du Comte Charles-Jean d'HECTOR, né à Fontenay-le-Comte, le 22 juillet 1722. Décédé en Angleterre, à Reading, le 18 août 1808. Chef d'escadre en 1779, puis commandant du port de Brest à la veille de la révolution. Il émigre en 1791, pour rejoindre les princes. Il forme en Angleterre en 1794, un régiment uniquement composé d'officiers de marine. Ce régiment portera son nom lors de l'expédition de Quiberon.  

<<<  Portrait à l'huile
peint sur un médaillon en bois
de 15,50 X 12

Regiment d'Hector.

Régiment formé en Angleterre, en octobre 1794 et licencié, le 24 octobre 1795

Lors de l'expédition un grand nombre furent fusillés. Conduits à Auray avec à leur tête, le comte de Soulange ; ils sont condamnés à morts par les commissions militaires réunies à partir du 27 juillet, et exécutés à partir du 31 à Vannes, Auray et Quiberon, au nombre de 60 environ. Seuls parviennent à s'échapper des prisons : d'Antrechaux et de Chaumareix ce dernier sera le commandant de "La Méduse".

Portrait à huile d'un officier de Marine royale du régiment d'Hector. 
( Coll. part. © ) >>>


<<< Plaque de Baudrier, du régiment d'HECTOR. Bronze doré. Celle-ci fut trouvée dans les sables de la presqu'île de Quiberon. Régiment formé en Angleterre, en octobre 1794 et licencié, le 24 octobre 1795. Un grand nombre d'officiers et marins périrent au cours des combats, ou furent fusillés à Vannes.


 

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